INFORMATIONS - COMMISSION SANTE

 

 

Que peut amener l’aïkido pour la santé ?

 

C'est un art de vivre, même s’il appartient aux arts de combats. Vous apprendrez d'abord à respirer et à vous concentrer sur la situation présente.
Dans nos vies à cent à l'heure, il faut savoir se garder des activités qui vous permettent de vous retrouver, de vous ressourcer, de mettre de côté les préoccupations diverses pour être disponible et vivre avec les autres. L'aïkido vous apprend à approfondir votre respiration, mais c'est un art de défense. En apprenant à vous contrôler, à utiliser cette énergie, vous vous équilibrez et prenez confiance en vous.
L'aïkido utilise des situations d'agression pour travailler l'harmonie et la protection de soi et de l'autre. Apprendre à conduire les actions négatives qui existent en ce monde, les actions agressives vers le vide, de façon à ne pas se faire mal ni blesser son adversaire. Faire que cet adversaire devienne peu à peu votre partenaire pour mieux travailler sur votre ego et votre souplesse c'est un des programmes de l'aïkido.

L'entraînement de l'aïkido passe par des phases très physiques. Si c'est une activité qui paraît souvent très virile, elle peut également convenir à de plus faibles car c'est une école du respect et de la nature.

L'aïkido va vous amener à développer la puissance du ventre, une certaine souplesse et mobilité des hanches et de la colonne vertébrale et des épaules. Par une attitude juste de la colonne vertébrale, le corps va se redresser et malgré les années, vous paraîtrez toujours aussi droit et souple. Lorsque l'on pratique bien régulièrement, les muscles et les articulations restent souples et de vieilles douleurs disparaissent car vous rééquilibrez votre corps en travaillant sans force mais avec votre KI (énergie).

Cette énergie vous apprendrez à la sentir, la placer dans votre ventre puis à la conduire par votre corps et dans les armes que vous utiliserez lors de la pratique. Avec des entraînements réguliers un beau jour tout change !
Travailler sur des situations d'agression, c'est travailler sur le mental, particulièrement avec des armes. Il faut abandonner la peur qui paralyse et accepter sans opposition une force hostile qui arrive sur vous. C'est pourquoi l’aïkido va changer votre façon d'être par rapport aux autres , vous donnera plus d'assurance et de stabilité émotionnelle. L'aïkido s'adresse maintenant également aux enfants, dès qu'ils sont suffisamment matures (environ sept ans). Les cours enfants ont pris leur essor rapidement ces dernières années, contrairement à d'autres arts martiaux il n'y a ni gagnant,
ni perdant, pas de compétition si ce n'est avec soi même. Les enfants gagnent par contre en vigilance, en assurance...

Dans beaucoup d'activités sportives, vous ne pouvez les pratiquer que quelques années et puis vous êtes vite sur la touche.
L'aïkido c'est une évolution de toute une vie. A vous de trouver votre professeur.

Vous pouvez le pratiquer toute votre vie, en ayant toujours le sentiment de pouvoir encore et encore progresser, tout en restant naturel, sans hypertrophie musculaire. Vous sentirez votre squelette de plus en plus solide. Ayant appris à chuter vous éviterez sans doute plus tard maintes fractures. Ceci convient, effectivement bien, à ceux qui aiment toujours et toujours étudier, se remettre en question qu’ils soient homme, femme,
qu'ils aient 7 à 97 ans.

Dr. Corine MASSON, et les membres de la commission médicale FFAB.

 

 

Prendre soin de ses genoux en pratiquant l'aïkido,
une production de la Commission Santé de la Ligue Dauphiné-Savoie d'Aïkido et de Budo - FFAB :

- à consulter sur le site de la Ligue de Lorraine

- ou à télécharger en format PDF

 

(Vous trouverez 2 affiches sur les genoux,
réalisées par la Commission Santé de la Ligue Dauphiné-Savoie
sous : SANTE / DOCUMENTATION)

 

Comment s'alimenter avant une séance d'Aïkido ?

 

Si pour la plupart des pratiquants, la durée et l'intensité de l'effort ne sont pas comparables à des sports d'endurance ou aux rythmes soutenus, vous avez pu parfois approcher de vos limites lors de stages, d'examens ou de circonstances particulières.
Peut-être avez-vous ressenti les prémices du malaise de l'hypoglycémie, ou l'inconfort digestif provoqué par un repas trop proche, trop copieux ou déséquilibré ?

Voici donc quelques conseils diététiques :

Il est tout d'abord nécessaire de respecter un délai entre le repas et l'activité afin de ne pas avoir les désagréments d'une digestion perturbée par l'effort.
Il est conseillé d'attendre 3 heures après un repas normal et une demi-heure après une collation d'avant séance.

Le seul aliment du muscle dans l'effort est le sucre. Ce sucre est puisé tout d'abord dans le sang, puis dans les réserves musculaires et enfin dans le foie. Dans l'organisme, le sucre est stocké sous forme de glycogène pour une utilisation rapide.
L'essentiel d'une collation doit donc se composer de sucres lents qui fourniront la quantité d'énergie nécessaire à votre activité. Ces sucres lents (pâtes, pain, céréales, riz, semoule, pomme de terre, biscuits, banane…) sont libérés progressivement pendant l'effort tandis que les sucres rapides (boisson sucrée, fruits, jus de fruits, confiture, miel, confiseries…) vous rechargent rapidement mais brièvement. Il faut donc se méfier de ces glucides rapides, car s'ils sont pris seuls, ils peuvent souvent provoquer un contre coup d'hypoglycémie dans la demi-heure qui suit. Ce malaise par manque de sucre dans le sang , l'hypoglycémie, se manifeste généralement par une fringale, une diminution de la force physique et de la concentration, des sueurs, de légers vertiges, voire même une certaine confusion mentale et des maux de tête.

Les aliments trop gras (frites, fromages, beurre, sauces, charcuterie…) n'ont pas d'intérêt énergétique dans un effort peu prolongé. De plus ces lipides augmentent le temps d'assimilation des autres aliments.
Quelques protéines peuvent être consommées (viande, lait, produits laitiers, poisson, œuf, légumineuses…) pour compenser l'usure musculaire, mais comme les lipides elles n'ont pas un intérêt immédiat. Lipides et protéines doivent lentement être dégradés avant d'être transformés en glucides utilisables dans l'activité physique.

Si l'effort se prolonge, il est possible de se recharger avec des glucides rapidement utilisables par l'organisme (pâtes de fruit ou d'amandes, fruits secs, barres de céréales, pain d'épice, boissons sucrées…)

L'eau est la seule boisson physiologique indispensable. Une bonne hydratation avant l'effort est nécessaire afin d'éviter nombre d'inconvénients musculaires ou tendineux. Un échauffement correct de début de séance est tout aussi conseillé. Les boissons énergétiques ou enrichies en sels minéraux et vitamines ne sont utiles que pour des efforts prolongés.

Pour la récupération après l'effort, il est important de bien se réhydrater. Evitez un repas riche en protéines, car l'organisme doit d'abord éliminer les déchets métaboliques liés à l'activité. Les lipides n'ont de même que peu d'intérêt, car ils n'ont pas d'utilisation immédiate. Prenez donc un repas léger à base de féculents, légumes, fruits et laitages pour recharger vos réserves en glycogène, vitamines et minéraux.

En résumé :
Buvez un grand verre d'eau avant et après l'effort.
Prenez beaucoup de sucres lents, peu de lipides, quelques protéines.

Docteur DEMANGE Jean-Pierre
(Pratiquant du Club de Longeville-les-Metz)